LA PREMIERE GUERRE MONDIALE
I L’EUROPE EN 1914
En 1900 l’Europe domine le monde : colonies, protectorats, capitaux etc… mais elle est divisée : l’Allemagne, 1ère nation industrielle, concurrence l’Angleterre et lutte contre la France en Afrique, la France cherchant une " revanche " pour récupérer l’Alsace-Lorraine perdue en 1871. Dans les Balkans, Russie et Autriche-Hongrie s’opposent( panslavisme contre pangermanisme).
Des alliances se nouent :
Une course aux armements s’engage : canons, cuirassés, etc… avec un nationalisme de plus en plus fort contrebalancé par le pacifisme des socialistes (Jaurès en France).
L’assassinat de l’archiduc François- Ferdinand le 28 juin 1914 à Sarajevo va déclencher, par le jeu des alliances, une guerre générale en Europe entre le 28 juillet et le 4 août 1914.
PLAN GUERRE 1914 – 1918
Début 3 Août 1914.
Les opérations
2 plans : plan SCHLIEFFEN (Allemagne)
plan XVII (France)
FRONT OCCIDENTAL
1 / La guerre de mouvement : attaque allemande : 2 septembre à 4O km de Paris. Contre –attaque de Joffre le 6 septembre : victoire de la Marne (Gallièni + les taxis de la Marne). Puis c’est la course à la Mer : en novembre le front va des Flandres à la Suisse
.2 / La Guerre des Tranchées : 4 ans. Conditions effroyables.
Attaques stupides, meurtrières. Boue, froid, rats, etc… Février 1916 : Verdun. Attaque allemande, énormes pertes des deux côtés puis en juillet 1916 : bataille de la Somme (alliés). Inutile mais coûteuse en vies ! En 1917, les attaques alliées sur le CHEMIN DES DAMES (Nivelle surnommé le Boucher !) encore inutiles d’où mutineries calmées par PETAIN le vainqueur de VERDUN. Avril 1917, U.S.A. en guerre.
3/ 2ème guerre de mouvement
Mars – juillet 1918, attaques allemandes, mais les alliés avec un chef unique (FOCH) + armes nouvelles(TANKS) remportent la 2ème bataille de la Marne. Recul des allemands puis armistice le 11-11-1918.
GUERRE 1914 –1918
AUTRE FRONTS
Front Russe : premiers succès russes puis défaite de TANNENBERG. Enormes pertes russes jusqu’à la révolution de 1917. Traité de Brest-Litovsk, 3 mars 1918, défaite russe et énormes pertes (Ukraine, Pologne, Pays Baltes).
Front italien : à partir de 1915 : combats sanglants mais sans succès sauf désastre italien de Caporetto en 1917.
Les BALKANS : contre l’empire OTTOMAN échec des Dardanelles en 1915 et situation stable.
Sur MER : une seule grande bataille : celle du JUTLAND, mai 1916, bloque la flotte allemande. Attaques sous-marines par les U – BOATS allemands surtout en 1917.
L’ECONOMIE DE GUERRE
Partout c’est l’Union Sacrée et l’échec des pacifistes (assassinat de Jaurès le 31 juillet 14). A l’intérieur : ce fut l’économie de guerre : fabriquer l’armement (bassin de St.-Etienne en France, Ruhr en Allemagne). Main d’œuvre ouvrière féminine ( hommes au front sauf si spécialisés). Economie dirigée et dette énorme envers les Etats-Unis, la monnaie baisse et hausse des prix (inflation). Plus le problème du ravitaillement surtout dans les Empires Centraux. Politiquement ce fut l’UNION SACREE (tous les partis d’accord) jusqu’en décembre 1917 en France : CLEMENCEAU ensuite sans les socialistes.
Mobilisation générale, travail féminin, rationnement (Russie, Empires centraux surtout), recours à l’emprunt, nouvelles armes : gaz, avions, tanks… développement de l’industrie de guerre et dettes énormes (vers les U.S.A. surtout) avec inflation et baisse de la monnaie.
L’ANNEE 1918
Le 8 janvier Wilson (E.U.) lance ses 14 points, Lénine une proclamation pacifiste, et depuis décembre 17 en France Clémenceau n’est plus soutenu par les socialistes (fin de l’Union Sacrée).
Les Allemands doivent attaquer avant le déploiement complet des américains, ils rapatrient leurs troupes de l’est et lancent 4 offensives de mars à juillet. Ils percent mais sont stoppés à nouveau sur la Marne (2è bataille), Foch avec tanks et aviation contre-attaque, l’armée allemande recule, l’armistice est signé le 11 novembre 1918 à Rethondes. Les autres fronts s’effondrent aussi : Turcs et austro-hongrois.
En un an, quatre empires se sont effondrés : Russie, Turquie, Allemagne, Autriche-Hongrie, c’est le triomphe des démocraties. Une conférence se réunit à Paris à partir de janvier 1919, les pays vaincus en sont exclus.
LES CONSEQUENCES DE LA GUERRE
I LA PAIX
La conférence de la Paix avec Clémenceau, Wilson (E.U.) LLOYD Georges (GB) et Orlando (Ital.) aboutit au traité de Versailles le 28 juin 1919 : Alsace-Lorraine à la France, colonies allemandes aux vainqueurs, 132 milliards de Marks-or en réparation, plus d’armement. C’est le DIKTAT de Versailles (mal accepté par les nationalistes allemands) plus un problème : le corridor de DANTZIG.
D’autres traités s’y ajoutent :les grands empires avaient disparus, remplacés par de petits états nationaux (Pologne, Tchécoslovaquie, Yougoslavie,… plus création de la S.D.N., fixée à Genève, mais sans moyens.
II LA RUINE DE L’EUROPE
10M de morts, un important déficit démographique( hommes jeunes morts sans enfants), dettes de guerre énormes, les USA deviennent la 1ere puissance du monde : de débiteur avant la guerre, ils deviennent créditeur(+ 11 milliards de dollars).
La France est très touchée : 1,4 M de morts, 3 M de blessés, de nombreux invalides et 3 M d’ha ravagés. La monnaie est dévaluée, un franc de 1918 vaut 4 fois moins qu’un franc de 1914. Les anciens combattants deviennent une force qui proteste contre les " planqués de l’arrière " ou les profiteurs de guerre.
1917-1939 :DE LA RUSSIE A L’UNION SOVIETIQUE
I – L’ANNEE DES REVOLUTIONS
En février 1917 la Russie est au bord de la défaite, le tsar Nicolas II est renversé, un gouvernement provisoire est nommé.
Il se heurte à des difficultés de tous ordres: défaites, opposition des tsaristes comme des révolutionnaires bolcheviques dirigés par Lénine. Ce dernier publie ses thèses d'Avril puis par la révolution d'octobre s"empare du pouvoir.
Avec l'aide du conseil des commissaires du peuple(Trotski, Staline, etc..) il gagne la guerre civile contre les Blancs (les Tsaristes) et meurt en 1924.
Dans la lutte pour le pouvoir qui suit Trotski est éliminé en 1927 puis exilé, Staline devient le maître de l'URSS proclamée en 1922, Moscou étant la capitale.
II– L’UNION SOVIETIQUE SOUS STALINE : 1928 – 1939.
La construction du socialisme soviétique
La doctrine marxiste – léniniste : collectivisation des moyens de production et d’échange, planification de l’économie, création d’une société sans classes, la société communiste. Les moyens mis en œuvre sont la planification (1928) :un plan obligatoire de cinq ans (quinquennal) fixe les objectifs de l’économie : développement des industries de base (acier, etc …), déplacement vers l’est des centres industriels (Oural, Sibérie : villes champignons), contrainte et émulation sur les ouvriers (le stakhanovisme)
L’URSS est la 3ème puissance mondiale en 1939.
III La société socialiste
La collectivisation des terres est brutale :création de kolkhozes (exploitations agricoles collectives) et de sovkhozes (fermes d’état),l’adhésion obligatoire se heurte à la résistance passive et active des paysans et réaction violente du pouvoir : la dékoulakisation : déportation et extermination de millions de paysans.La production agricole s’effondre (1933 – 1934), famine en Ukraine.
Le but est une société sans classes : Glorification des travailleurs manuels, volonté de scolarisation massive et promotion sociale mais conditions de vie difficiles (peu de logements, rationnement…).Apparition d’une nouvelle élite : la nomenklatura (les bureaucrates), privilégiés du socialisme.
La dictature stalinienne :
Propagande et culte de la personnalité : Staline est adulé comme " le plus grand génie de tous les temps et de tous les peuples ", il règne en maître sur le parti communiste, parti unique, gardien du dogme marxiste-léniniste qui contrôle tous les rouages de l’état.
La terreur aveugle devient un instrument de gouvernement : arrestations, exécutions, déportations dans les camps sibériens(le goulag)de millions de soviétiques. Les " grandes purges " (1934- 1938)) éliminent cadres et responsables de haut rang.
Renforcement de la dictature stalinienne pendant la guerre (41-45) jusqu’à la mort de Staline (1953).
LES ETATS – UNIS : 1919 – 1939.
I – La prospérité
Au moment de la 2ème révolution industrielle (hydrocarbures, électricité, automobile), les U.S.A. entrent dans le " Big Business " : trust, crédit, publicité, méthodes de productions nouvelles comme la taylorisation, la standardisation : production de masse … consommation de masse.
Les présidents américains sont républicains (conservateurs, isolationnistes), imposent des quotas d’immigration, la prohibition, le racisme (Ku Klux Klan, procès de Sacco et Vanzetti…).
II – La crise de 1929.
Elle naît de la spéculation boursière et de la surproduction. Le jeudi 24 octobre 1929, le jeudi noir, 13 millions d’actions sont vendues, en trois semaines la valeur des actions baisse de moitié.
Les banques sont touchées, ferment, coupent les crédits, rapatrient les capitaux (faillite du Krédit Anstalt de Vienne en 1931). Pour écouler les stocks, les entreprises baissent les prix, les salaires puis diminuent la production, chômage et la consommation baisse , donc… : " la crise nourrit la crise "la misère touche tout le monde, le président Hoover attend une reprise qui ne vient pas… et on surnomme les bidonvilles les " hoovervilles ".
III LES SOLUTIONS A LA CRISE DE 1929.
La recherche de solutionS est diverse :
IV La solution américaine : le New Deal.
Le démocrate F. D. Roosevelt est élu en novembre 32, entouré d’un " Brain Trust ", il propose un New Deal, une nouvelle donne en s’inspirant des idées d’un économiste anglais J. M. Keynes (intervention de l’état, , déficit du budget).
Une série de mesures sont prises : Agricultural Adj. Act. (subventions, crédit) National Industrial Recovery Act. (code industriel.), T.V.A. (grands travaux contre le chômage), dévaluation du dollar (- 4O % en 1934), réformes sociales en 1935. La Cour suprême tente de résister mais il est réélu triomphalement en 1936 (soumission de la Cour). C’est le début du Welfare State (l’Etat Providence) mais c’est la guerre qui sortira vraiment l’Amérique de la crise (1O M de chômeurs encore en 1939 (12 M en 1933).
La France 1919 – 1939.
I – Les années vingt
1,4 M de morts, 1,1 M d’invalides, un effondrement des naissances, la ruine du Nord industriel ainsi qu’une inflation et une reconstruction coûteuse . L’Allemagne paye mal les réparations (occupation de la Ruhr en 1923). Poincaré en 1928 dévalue et diminue le déficit du budget, l’économie repart.
Politiquement la gauche se divise : au congrès de Tours en décembre 192O, la majorité de la S.F.I.O. fonde le Parti Communiste, la minorité reste à la S.F.I.O. sous la direction de L.Blum, les syndicats se divisent aussi ( CGT et CGTU : communiste).
II – Les années de crise 1929 – 1936.
La crise est moins forte (7,5 % de chômeurs) mais plus longue qu’ailleurs. Elle touche surtout les classes moyennes (déflation, baisse des salaires). Il y a une montée de l’antiparlementarisme à l’extrême – droite ( Croix de Feu, Jeunesses patriotes) à la suite de scandales (affaire Stavisky). Le 6 février 1934, les ligues tentent un coup de force qui échoue (15 morts).
La gauche réagit, défilé unitaire le 14.7.35, puis Front Populaire en janvier 36 " pour le pain, la paix, la liberté " avec M. Thorez (PCF), Léon Blum (SFIO), Ed. Daladier (parti radical). Le Front gagne les élections le 3 mai 1936.
III LE FRONT POPULAIRE
Dès la victoire, des grèves éclatent partout " sur le tas " et dans la joie. L. Blum forme un gouvernement (soutien du PC sans ministres) : Auriol aux finances, Jean Zay à l’Education, 3 femmes dont Irène Joliot-Curie, et Léo Lagrange aux loisirs et au sport (1ère fois).
Le 7 juin, les accords Matignon accordent 15 % d’augmentation + droit syndical, le Parlement vote la semaine des 4O heures et 15 jours de congés payés, Thorez appelle à la fin de la grève.
La droite critique le coût des mesures sociales, l’extrême-droite attaque le juif Blum et pousse Salengro au suicide (ministre de l’intérieur SFIO). Même à gauche le PC critique la position de Blum qui refuse d’intervenir en Espagne.
La fuite des capitaux aboutit à la dévaluation du franc en octobre 1936. Un office du blé est créé (garantit un prix du blé minimum) tandis que la S.N.C.F. est créée (Nationalisation des chemins de fer), l’armement est nationalisé. En juin 37, Blum démissionne, après un bref retour au pouvoir ce sera la fin du Front Populaire. Daladier (président du conseil radical) s’allie avec la droite pour gouverner.
L’empire colonial est en pleine expansion et mieux exploité (surtout avec la crise) mais des mouvements nationalistes se manifestent. En France la natalité baisse malgré la politique nataliste (le Code de la Famille) tandis que se développent les loisirs de masse (foot, tout de France mais aussi radio et cinéma).
L’Italie fasciste
I – Doctrine et prise de pouvoir.
A partir de 1919, l’Italie est en crise :
- économique : Nord-Est saccagé par la guerre .
- sociale : chômage, réformes agraires promises non effectuées : grèves, partage des terres .
- morale : nationalistes déçus des traités (victoire " mutilée ").
Dès mars 1919, Benito Mussolini fonde les faisceaux italiens de combat au programme flou mais soutien des industriels et propriétaires. Organisés en " squadre " les chemises noires imposent l’ordre par la terreur. En 1921, transformé en Parti National fasciste, il impose ses vues et menace de marcher sur Rome, le 29 octobre 1922. Le roi cède et nomme Mussolini chef du gouvernement. Trucages, assassinats (Matteoti), lois fascistissimes imposent la dictature fasciste.
II – La Dictature
Le " Duce " a tous les pouvoirs, seul le parti fasciste est autorisé, la propagande, l’embrigadement sont permanents : Fils de la Louve, Ballillas, jeunesses fascistes, corporations (symboles de l’empire romain : aigle, louve…).
L’état intervient dans l’économie : Bataille du blé, bonification des terres (Pô, Marais Pontins), encourage la natalité, impose l’autarcie, crée l’I.R.I., signe avec le pape les accords de Latran en 1929.
L’opposition intérieure est peu active (déportés aux îles Lipari), les dépenses militaires aident l’économie : invasion de l’ETHIOPIE en 35-36, de l’Albanie en 39 puis entrée dans la 2ème guerre mondiale en 194O aux côtés de Hitler.
L’Allemagne nationale socialiste
I – La République de WEIMAR
C’est le régime qui succède à l’empire. Il est fragile car menacé à gauche par les SPARTAKISTES (écrasé à Berlin en 1919) et à droite par des putschs comme celui de HITLER à Munich en 1923 (emprisonné, il écrit MEIN KAMPF). La Grande Inflation de 1923 ruine l’Allemagne (1 dollar : 42OO M de Marks). A partir de 1924 elle se relève mais la crise de 1929 la touche durement : 6 M de chômeurs en 1932.
Les extrémistes sont favorisés : communistes contre nazis du N.S.D.A.P. (les S.A. en chemises brunes dans les rues). Soutenu par des industriels et des financiers (KRUPP par ex.), Hitler obtient 13 M de voix en 1932 contre Hindenburg puis obtient le poste de chancelier le 3O janvier 1933.
II – La Dictature Nazie
Dès février l’incendie du Reichstag permet d’éliminer les communistes puis ensuite les parties, le 3O juin 34 " la nuit des longs couteaux, élimine les chefs S.A. trop populaires. En août 34 Hitler devient REICHFÜHRER (salut hitlérien).
La société est encadrée : Front du Travail obligatoire, Jeunesses Hitlériennes, etc… Propagande de GOEBBELS, discours de Hitler, parades de NUREMBERG (congrès du parti). Les SS de HIMMLER, la GESTAPO de GOERING surveillent tout, envoient les opposants en camp de concentration (DACHAU dès 1933). Le réarmement relance l’économie : grands travaux (autoroutes), autarcie, développement des " ERSATZ ", etc…
L’idéologie est raciste : supériorité des ARYENS, élimination des " parasites " ou inférieurs. Les juifs en sont les principales victimes : lois de Nuremberg (1935) : exclus, persécutions : Nuit de Cristal (Nov. 38), puis éliminés : " solution finale " à partir de 1941.
LA MARCHE A LA GUERRE
Dès 1933, Hitler quitte la S.D.N., rétablit le service militaire obligatoire en 1935 puis remilitarise la Rhénanie en 1936. Il soutient la rébellion du général Franco contre la république espagnole en 36 (envoi de volontaires, la légion Condor, de matériel à tester jusqu’à la victoire de Franco en 39). Il s’allie avec Mussolini qui envahit l’Ethiopie en 35-36 et signe en novembre 36 une alliance : l’axe Rome – Berlin.
En Asie, le Japon qui s’est emparé de la Mandchourie en 1931 attaque la Chine en 1935 puis signe avec l’Allemagne le pacte anti-komintern, le 25 novembre 1936, l’Italie les rejoint un an plus tard (1937).
En Europe, Hitler multiplie les provocations :
En mars 1938, il annexe l’Autriche, c’est l’ANSCHLUSS.
Il réclame le rattachement des SUDETES de Tchécoslovaquie (pop. De langue allemande). En septembre 1938, à la conférence de Munich, Chamberlain (1er ministre anglais) et Daladier abandonnent la Tchécoslovaquie. En mars 1939, l’Allemagne annexe la totalité de la Tchécoslovaquie.
En avril 1939, Allemagne et Italie signent le Pacte d’acier mais surtout en août 1939 Allemagne et U.R.S.S. signent un Pacte de non – agression avec une clause secrète sur le partage de la Pologne et l’invasion des pays Baltes. Quand Hitler réclame Dantzig et attaque la Pologne le 1er septembre 1939, France et Angleterre lui déclarent la guerre (début de la 2ème guerre mondiale).
La seconde guerre mondiale
1/ Les victoires des armées allemandes (1939 – 1941)
L’Allemagne mène une " guerre éclair " grâce à la puissance de ses chars et de son aviation. Pendant qu’elle écrase la Pologne, les Français attendent derrière la ligne Maginot ; c’est la " drôle de guerre ". Après les Pays-Bas et la Belgique, la France est à son tout écrasée (mai-juin 194O). Le maréchal Pétain signe l’armistice le 22 juin 194O à Rethondes.
Le Royaume-Uni continue seul la guerre. Hitler engage la " Bataille d’Angleterre " en août 194O. Les bombardements n’entament pas la résistance anglaise.
La guerre devient mondiale :
Les Allemands débarquent en Libye pour aider Mussolini à couper la route de Suez aux Anglais.
En juin 1941, Hitler envahit l’U.R.S.S. après la rupture du pacte germano-soviétique. L’Armée Rouge est submergée mais l’hiver arrête les offensives allemandes.
Le 7 décembre 1941 l’aviation japonaise détruit la flotte américaine à Pearl Harbor, déclenchant l’entrée en guerre des Etats-Unis.
2/ Le tournant de la guerre (1942-1943)
Les offensives des dictatures sont contenues grâce à l’effort de mobilisation de l’économie des Alliés : c’est la guerre totale.
Dans le Pacifique, victoire américaine sur le Japon à Midway (juin 1942).
En Afrique, victoire britannique sur les Allemandes à El-Alamein (octobre 1942).
A Stalingrad, les troupes allemandes capitulent face à L’Armée Rouge (février 1943).
3/ La victoire des Alliés (1944-1945)
L’Europe est libérée par une série de débarquements alliés. Le 6 juin 1944 les Alliés débarquent en Normandie. Paris se soulève et est libéré par le général Leclerc le 25 août. L’Armée rouge libère l’U.R.S.S. et l’Est de l’Europe. L’Allemagne capitule le 8 mai 1945.
Truman anéantit le résistance japonaise par les bombardements atomiques sur Hiroshima et Nagasaki (août 1945).
IV L’occupation
1/ La France est coupée en deux.
Après la signature de l’armistice le 22 juin 1940 par le Maréchal Pétain, la France est partagée en deux zones.
Pétain devient chef de l’Etat français. Il a tous les pouvoirs. Le régime de Vichy qu’il met en place prône la " Révolution Nationale ", c’est-à-dire le retour aux valeurs traditionnelles (" travail, famille, patrie ") et supprime les libertés d’expression et de réunion.
2/ Le gouvernement de Vichy collabore
Après l’entrevue de Montoire, Pétain annonce sa " collaboration " avec l’Allemagne. Cette collaboration est :
Politique : textes de lois contrôlés par le Reich,
Economique : Vichy paie des indemnités d’occupation et accepte la mise en place du S.T.O. en 1943,
Militaire et policière : la Légion des volontaires français combat dans l’armée allemande et la Milice de Darnand aide les Allemands contre les résistants. Les autorités françaises participent à l’arrestation des Juifs.
3/ La France sous l’Occupation
Une vie quotidienne difficile.
A partir de 1942 c’est la totalité du territoire français qui subit les exigences allemandes. Les Français vivent dans la peur (contrôles, représailles), sont soumis au rationnement, ce qui donne lieu au " marché noir ". Des Français résistent : la Résistance regroupe tous ceux qui, soit à Londres avec le général de Gaulle (F.F.L.), soit en France, veulent continuer le lutte. A partir de 1943, elle s’unifie grâce à Jean Moulin qui crée le Conseil National de la Résistance (C.N.R.).
4/ La France se libère
Les Forces Française de l’intérieur (F.F.I.) apportent leur aide aux Alliés après le débarquement en Normandie, et participent en particulier au soulèvement de Paris du 19 au 25 août 1944.
Le général de Gaulle préside le Gouvernement Provisoire de la République Française.
L’APRES-GUERRE
1/ Le bilan de la guerre est lourd
Le bilan humain est désastreux : plus de 55 millions de morts ; parmi eux beaucoup de civils tués lors des bombardements, des actions de résistance ; la pénurie et les restrictions alimentaires ont accentué la mortalité.
Les destructions matérielles sont considérables.
Les esprits sont choqués : on découvre l’ampleur du génocide juif ; les atrocités nazies sont dénoncées au procès de Nuremberg où les principaux criminels nazis sont condamnés à mort.
2/ Une nouvelle carte du monde apparaît avec la domination de deux superpuissances.
Les conférences de Yalta puis de Potsdam confirment la situation de prédominance des vainqueurs et surtout des Etats-Unis et de l’U.R.S.S. ; on y prévoit la division de l’Allemagne, la renaissance de la Pologne, de nouvelles frontières pour l’U.R.S.S. à l’ouest.
La paix est incomplète : aucun traité n’est signé avec l’Allemagne. 13 millions d’Allemands sont expulsés des territoires orientaux reconquis par la Pologne qui avance sa frontière le long des fleuves Oder et Neisse.
Le communisme s’étend sur près de la moitié de l’Europe. Des gouvernements dominés par les communistes s’installent dans les territoires occupés par les troupes soviétiques.
3/ L’Organisation des Nations-Unies (O.N.U.) est créée en 1945 pour assurer la paix.
Le siège de l’O.N.U. est à New York, à l’Assemblée générale, chaque pays dispose d’une voix. Le Conseil de sécurité, sorte de gouvernement de l’O.N.U., est composé des cinq grands vainqueurs : U.R.S.S., Etats-Unis, Grande-Bretagne, Chine de France. Aucune décision ne peut être prise sans l’accord de chacun d’entre eux : l’unanimité est requise. Un Secrétaire Général dirige d’organisation.
Des institutions spécialisées s’occupent de la santé (O.M.S.), de l’éducation, des sciences et de la culture (U.N.E.S.C.O.), de l’alimentation et de l’agriculture (F.A.O.).
LA DECOLONISATION
I – Les causes et la libération de l’Asie.
Des mouvements nationalistes apparaissent entre les deux guerres, renforcés par les défaites du début de la deuxième guerre, ensuite les U.S.A. pour pénétrer les marchés coloniaux et l’U.R.S.S. pour imposer le communisme y sont hostiles.
L’Asie est la 1ère libérée : soit pacifiquement les Indes anglaises …mais partition sanglante entre Inde et Pakistan (Nehru, Gandhi) soit militairement : Soekarno en Indonésie (Hollande) ou Ho chi Minh en Indochine (guerre de 1945 à 1954 : défaite de Dien Bien Phu et accords de Genève : 4 états).
La conférence de Bandoeng en 1955 établit le non-alignement et la lutte anticolonialiste des pays sous-développés (TIERS MONDE).
II – L’Afrique
Guerre d’Algérie de 1954 à 1962 menée par le F.L.N. de Ben Bella et soutenu par l’Egypte de Nasser (échec de l’intervention sur le canal de Suez en 1956 des forces franco-anglaises) : 5OO OOO morts algériens, 5O OOO français (civils ou militaires) et accords d’Evian le 3 mars 1962 : indépendance (1 M de " pieds-noirs " quittent l’Algérie avec les Harkis).
L’Afrique noire française est libérée en 196O, comme le Congo belge (Zaïre), les colonies portugaises en 1975 (guérillas).
III - TIERS-MONDE
Tous ces pays, sous-développés, corrompus, dominés économiquement (néocolonialisme), dictatoriaux (coups d’état, partis uniques) sombrent surtout en Afrique dans la misère et l’insécurité.
LES RELATIONS INTERNATIONALES
I 1947 – 1975.
Très vite les relations se détériorent entre U.R.S.S. et U.S.A.. Le 12 mars 1947, Truman demande " l’endiguement " du communisme, puis c’est la rupture de la Grande Alliance.
A partir de 1948 c’est la Guerre froide.
Démocraties populaires à l’Est : coup de Prague en 1948, blocus de Berlin (pont aérien américain), création de la R.D.A. et Rideau de fer.
En Asie, victoire des communistes de MAO TSE TOUNG en Chine en 1949, guerre de Corée (195O-1953) entre nord communiste (et la Chine), sud libéral (O.N.U. et U.S.A.).
Le monde devient BIPOLAIRE : 2 économies, 2 blocs militaires (OTAN – Pacte de Varsovie), idéologie (purges staliniennes, Mac Carthy aux U.S.A.).
A la mort de Staline, le 5 mars 1953, commence le dégel , KROUTCHEV veut la " coexistence pacifique " mais réprime la révolte hongroise de 1956, appuie les guérillas anticolonialistes, provoque la crise du mur de Berlin (1961) et surtout la crise de Cuba (1962).
L’équilibre de la terreur interdit cependant tout menace directe : l’atome empêchant une victoire (les 2 seraient détruits… et sans doute la planète ! !), c’est la Détente (1962 – 1975).
II 1964 – 1997
Malgré les accords d’Helsinki en 1975 sur les droits de l’homme, la détente prend fin. La Chine communiste rompt avec l’U.R.S.S. tandis que le " Printemps de Prague " en 1968 est maté par les chars russes. La guerre du Vietnam se termine par la victoire communiste en 1975 tandis que l’U.R.S.S. envahit l’Afghanistan en 1979. Partout des conflits éclatent (guérillas) soutenus par l’U.R.S.S. de BREJNEV (1964-1982). A sa mort l’U.R.S.S. est au sommet de sa puissance apparente.
En fait l’U.R.S.S. est en retard économiquement et techniquement : 3è révolution industrielle, " guerre des étoiles " de Reagan, crise agricole). Quand GORBATCHEV accède au pouvoir en 1985 il lance la Glasnost et la Perestroïka (transparence et restructuration), c’est un échec, il quitte le pouvoir en décembre 1991. L ‘Europe de l’est se libère du communisme (chute du mur de Berlin 9.11.89, élections libres à l’Est), l’U.R.S.S. disparaît, remplacée par 15 états indépendants.
Les U.S.A. après leur victoire sur l’IRAK (guerre du Golfe en 199O-91) apparaissent comme la seule grande puissance mondiale actuelle.
LA IVè REPUBLIQUE
De 1944 à 1946, c’est le Gouvernement provisoire dirigé par de Gaulle qui reprend en main l’administration, essaie de contrôler l’épuration des collaborateurs. La France est ruinée, 6OO OOO morts, 2 M de prisonniers en Allemagne, ravitaillement insuffisant et inflation.
Un plan de modernisation est décidé (Jean Monnet), des nationalisations : énergie, grandes banques, assurances, Renault. La Sécurité Sociale est créée, le droit de vote est accordé aux femmes en octobre 1944.Politiquement, de Gaulle veut un exécutif fort, indépendant des partis. La 1ère Assemblée Constituante aboutit à un échec et de Gaulle démissionne le 2O janvier 1946. Une 2ème Assemblée fait adopter la Constitution de la IV è République fin 46 : les partis et l’Assemblée sont tout puissants. Le régime est instable car il n’y a pas de grands partis dominants : le R.P.F. (Gaulliste) comme le P.C. de Thorez sont dans l’opposition, les autres formant une " troisième force " de la S.F.I.O. aux Indépendants avec le M.R.P. au centre. En mai 47, les communistes sont exclus et de grandes grèves éclatent tandis que les syndicats se divisent : C.G.T. communiste et F.O. socialiste.
La France s’engage dans l’Europe : C.E.C.A. en 1951 et Traité de Rome en mars 57 qui fonde la C.E.E.. La France se modernise grâce au plan Marshall, c’est la reconstruction puis la modernisation de l’économie et les vrais débuts d’une société de consommation (à l’américaine), le Baby-boom fait augmenter la population et l’inflation est continue(dévaluations en série).
Ce sont les problèmes de décolonisation qui amènent la chute de la Ivè. L’Indochine est perdue après la défaite de Dien Bien Phu et les accords de Genève en 1954. En Algérie, la guerre débute à la Toussaint 1954, les gouvernements engagent toute l’armée (engagés et appelés). La guerre, coûte cher et le désir de négocier provoque une révolte des Pieds-noirs et de l’armée le 13 mai 1958. De Gaulle est rappelé et reçoit les pleins pouvoirs le 1er juin 1958.
LA V ème REPUBLIQUE
I - DE GAULLE( 1958 – 1969).
Le 28 septembre 1958, la Constitution de la Vè République est approuvée par REFERENDUM (modifiée en 62 : élection du président au suffrage universel), les gaullistes de l’U N R gagnent les législatives puis de Gaulle est élu président de la République (décembre 58) à la place de René COTY).
Il mène à bien la décolonisation de l’Afrique Noire (accords de coopération) et plus difficilement règle le problème algérien : promet l’autodétermination, puis putsch des généraux, attentats de l’O.A.S.…. et accords d’Evian (18 mars 1962), indépendance et fuite des pieds-noirs.
Il veut une France forte et indépendante des Blocs : il quitte l’OTAN, critique les Etats-Unis, reconnaît la Chine populaire, dote la France de la bombe atomique (politique de dissuasion nucléaire), veut une Europe autour de l’axe franco-allemand (non à la GB dans la C.E.E.). En économie, la modernisation se poursuit : nouveau franc, recherche spatiale, grands projets (le France, Concorde, etc…).
Mis en ballottage en 1965, de Gaulle voir en mai 1968 une partie des Français réclamer un changement (étudiants, puis ouvriers : grève et accords de Grenelle). Fragilisé, il démissionne en 1969 après l’échec de son référendum sur la régionalisation.
II - L’APRES DE GAULLE
Georges Pompidou (1969-1974) lui succède, il élargit la majorité présidentielle vers le centre, est plus européen, plus social : S.M.I.C., formation professionnelle. L’opposition de gauche s’organise : Mitterand crée le P.S. en 1971, puis signe un programme commun de gouvernement avec le P.C. en 1972. Pompidou meurt en 1974 (maladie).
Valéry Giscard d’Estaing (1974-1981) lui succède. Elu de justesse face à Mitterand il engage des réformes :vote à 18 ans, contraception, avortement, plus de censure politique, réforme Haby. La crise économique, l’opposition des chiraquiens face à R. Barre(1er ministre), la division du pays entre quatre partis opposés(R.P.R., U.D.F./ P.S., P.C.,) crée un climat politique détestable.
F. Miterrand lui succède en 1981. Ii engage avec les communistes de grandes réformes : nationalisations, semaine de 39 heures, retraite à 6O ans, 5è semaine de congés payés, liberté des radios, suppression de la peine de mort. En 1983, après trois dévaluations, c’est la " rigueur ", l’inflation est vaincue, la monnaie stabilisée mais il perd les élections de 1986, 1ère cohabitation (Chirac 1er ministre : privatisations. En 1988 il est réélu, Rocard (1er ministre) c’est le R.M.I. puis la C.S.G.. Deuxième cohabitation en 1993 (Balladur).
J. Chirac élu en 1995 (Juppé 1er ministre) perd les élections de 1997 (3è cohabitation, Jospin (P.S.) premier ministre.